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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 06:43
Pour comprendre de quoi il retourne, il faut lire cet article :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=84173


Hmmm... Je suis dubitative...
Il faut dire que c'est ma partie, alors je suis peut-être pas objective !
C'est dire beaucoup de lieux communs en beaucoup de mots...
Les organismes moribonds de la francophonie sont effectivement et depuis bien longtemps
des coquilles vides, post colonialistes qui servent juste de bonne conscience à l'exploitation
marchande post coloniale de la France. (lire à ce sujet la Françafrique de Verschave a été une super claque enrichissante parce qu'il démantèle point par point).
Ces organismes sont dans une sclérose évidente, pour avoir fait un stage au Haut conseil de la Francophonie, je sais de quoi je parle !
Que les journalistes ne connaissent rien à la richesse de la réalité francophone actuelle, soit.
Mais ça veut pas dire que personne ne connait, que la dynamique n'existe pas et n'est pas
reconnue (le milieu universitaire en France, des prix littéraires, des salons sur la littérature francophone,
des revues spécialisées, des librairies spécialisées, y'a de quoi faire)..
Je pense que les gens connaissent encore moins les organismes de la Francophonie
que des auteurs francophones !
Nous (les français) sommes en plein échec, dans notre lecture du monde,
de notre compréhension de la richesse paradoxale de ce que nous avons créée,
englués dans notre refus d'assumer notre culpabilité coloniale tout en préservant
(ou tentant de préserver) une hégémonie d'exploitation dans nos anciennes colonies.
Le bilan est sombre, bien trop pour que nous sachions nous décoller de notre nombril
pour admirer l'Autre, et son identité complexe, sa richesse qui nous dépasse.

Ah, j'avais autrefois le rêve un peu fou de créér un espace culturel de ces "francophonies"
(même le pluriel ne suffit pas à exprimer mon désaccord avec ce mot fourre-tout)
cinéma, bibliothèque, librairie, lieu de rencontres, parce que nous avons tous besoin de cet oxygène.
Lorsque j'ai postulé à un DESS interculturel avec ce projet, je me suis faite laminer par une femme
qui m'a dit que sans avoir lu mon mémoire, elle pouvait d'ores et déjà dire que je n' avais rien compris au problème. Alors la bécasse garde ses idées, gentiment broyée pour le système.

Pour ce qui est de l'article, selon moi, il ne va pas assez loin.
Il n'explique pas suffisamment la position de l'auteur. Se servir d'un "il" pour parler de soi n'aide pas.
Je crois que frapper du poing sur la table est nécessaire, la question est peut-être de le dire autrement,
de ne pas caricaturer trop ni un côté, ni l'autre... Les interlocuteurs intelligents existent, je l'affirme,
comme pour tout en France, c'est rarement dans les médias ou au pouvoir qu'on les rencontre.

Le débat est ouvert et ça c'est bien!

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Published by Trottinette - dans écriture
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