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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 22:02

Les soirs où l'amertume prend le dessus.

Les soirs où je me sens impuissante. Nez à nez avec la médiocrité environnante, les petites peurs glaciales de chacun. Chacun chez soi, prisonnier de ses angoisses. Combien de lumières dans ma résidence éclairent ceux qui sont seuls devant leur télé, face à ce désespoir quotidien.

Comme une petite mort, le cri gronde en moi. Je voudrais promettre aux autres que je serai différente. Que nous pouvons tous changer notre regard, inverser les images. Etre à l'écoute de ce qui nous tend la main, peu importe les conséquences. Parce que la raison nous pousse à l'emprisonnement réfléchi. Je voudrais pouvoir dire que je n'ai pas peur, que tout est naturel, simple. mais j'en suis incapable, moi-même enmuré par le regard des autres, par leur distance préférable. C'est la souffrance qui affleur alors, qui prend toute la place.

En moi l'amour en creux, le regard qui a manqué, qui ne m'a pas nourri suffisamment petite. En moi le regard des autres comme des couteaux qui déchirent mes entrailles peu importe quand, peu importe comment. Jamais assez réparateurs, jamais assez justes, jamais vraiment à mon écoute. Il est si facile pour moi d'entendre la petite voix du désespoir. La ritournelle  m'a tellement bercée, accompagnée. J'ai toujours cru qu'elle était même mon identité puisque j'étais incapable de ne pas être cette enfant en attente, là à l'intérieur. Encore maintenant, dans la solitude, la pénombre recouvre mes espoirs, ma vie si jolie, j'oublie ce que j'ai construit depuis tant d'années et je me renferme dans cet univers rassurant de celle qui n'est pas vue, aimée, rencontrée comme elle le voudrait, comme elle le mériterait. Curieux besoin d'étreindre encore dans l'obscurité, le coeur de la névrose.

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Published by Trottinette - dans écriture
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