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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 00:35

Loin de moi l'idée de mettre une photo de star sur mon blog...Cependant, après l'arrivée de notre nouveau président au pouvoir, il nous fallait bien un homme de la trempe de K-os pour nous remonter le moral. Je suis tombée sur son interview sur ma magnifique radio un soir par hasard, mon autoradio fredonnait et vibrait différemment ce soir là... Un soir comme on se jure qu'ils vont rester gravés en nous, qu'on ne les oubliera pas, qu'on les chérira encore longtemps, on se promet d'y penser, d'y avoir recours... Tout était réuni, une voix suave, un sens de l'orchestration, un rythme, une envie de liberté, un positionnement dans le discours, loin des clichés, du star système, loin du quotidien, ce qui nous accompagne à travers le temps. Plusieurs mois que sa musique est une bouffée d'air, une plongée vers autre chose, un monde différent, un trait d'union entre ma rébellion d'adolescente et ma révolte d'adulte... Il y a des soirs qui chantent l'espoir et nous en auront tous bien besoin dans les mois à venir.

 

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 07:47
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 15:42

alors la vie t'ouvrira ses portes...

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 10:04

Le dernier roi d'Ecosse :

Un tour de force supplémentaire pour Forest Whitaker...

J'y suis allée d'un pas plutôt léger, égayée par mes vacances, satisfaite d'avoir écrit un peu dans mon café, de voir que certains cinémas accueillent à la fois les cartes UGC, et Gaumont, me permettant d'aller au cinéma accompagnée de mon chéri, pleine de l'insouciance des vacances, de l'odeur de printemps humide, bref, des joies de prof au repos...

Mais la faille était là, béante. La réalité s'impose, elle est tellement forte qu'on reste étrangement collé à son siège. Et en même temps, j'ai rarement vu autant de gens partir aux toilettes pendant le film. Parce qu'elle est tellement insupportable cette réalité, qu'il faut être receptif à mille pour cent, impossible de se laisser distraire. Le film n'est plus plaisir, il est violence, il est information, même romancée. Le personnage principal du docteur Carrigan l'écossais, n'a probablement pas existé, mais peu importe. Il est le témoin, comme nous à ses côtés. Nous sommes piégés et prisonniers autant que lui par le système qui se met en place, celui de la dictature, des meutres et des famines. Le mécanisme est clairement décrit, presque froidement, du basculement dans la démesure de chacun, dans une folie dont on ne peut plus s'enfuir.

Forest Whitaker méritait au moins un oscar. Il fascine, il nous absorbe, il nous donne envie de vomir mais pas un instant il ne laisse indifférent. Il joue juste à chaque instant, prouvant qu'il n'y a pas d'issue sans combat, sans une lutte acharnée, construite politiquement, que le sacrifice des vies est bien dérisoire. On en attendait pas moins de lui quand on repense à ses prestations précédentes, notamment dans Ghost Dog ou Smoke.

C'est un film fort qui joue sur nos pré-supposés. Notre image de l'Afrique en souffrance depuis des décennies est ici à peine évoquée. Ce n'est pas utile d'en rajouter. Par contre, la compromission des chefs d'états africains en place prêts à tout pour maintenir leurs pouvoirs, leurs petites prérogatives, quitte à assassiner des centaines de milliers de gens est le coeur de ce film. Chacun jouant son rôle, comme on place des pions sur l'échiquier, rien n'est tû, ni les trahisons, ni les responsabilités de chacun, notamment celles des pays occidentaux qui soutiennent le pouvoir en place tant que cela leur profite.

Un des rares films qu'il ne faut manquer pour rien au monde mais que l'on est pas sûr de pouvoir regarder à nouveau un jour.

 

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 17:18

Il y a ce petit bout de moi,

qui est pris à l'hameçon,

il sait qu'il doit dire non,

il sait qu'il doit dire non.

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 07:24

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 16:36

Ecriture en atelier : Ecrire à partir d'un tableau

Lundi 20 mars 2006,

Le désordre en moi, ça déchire, ça taille, ça tiraille. J'ai eu une vie bien lisse, bien propre, bien nette. 20 ans des études - 25 ans un mariage - 30 ans un enfant - 35 ans un deuxième - 40 ans une maison à nous - 45 ans ça tire, tout se déchire. Fini le lisse, le propre, je ne vois plus que les failles. Quand je me regarde, je mesure tout ce à quoi j'ai renoncé, mes rêves s'incarnent sur ma peau nue, le désir des autres en moi, sur moi imprimé, je vois mes rêves qui se consument, les pages noircies tatouées sur mes pieds. La souffrance ne m'a pas usée, elle hurle, ça déchire, ça tire encore. Ce qui renaît maintenant c'est le bouillonnement intense, la flamme ravivée, celle de l'inconnu des autres, les aventures de soi. Je ne veux plus du lisse, du reflet mensonger de la vie réussie, lisse. Mes enfants je n'ai pas su les élever, ma maison si propre, si morte, pas de poussière, rien qui bouge, rien qui dépasse. Un mari qui court après l'usure du temps.Une vie réussie, vide comme un cercueil. J'ai eu peur de ne pas obtenir, parvenir, remplir. Les mots se sont désséchés. Il ne reste qu'un reflet trompeur parce que j'ai tourné le dos à ma vie. J'ai flétri mes rêves en les baillonnant, en les masquant de réussite sociale. ça tire, ça hurle de ce qui repousse, de ce qui n'a pas été tû, tué. Ma vie est un revêtement incolore, inodore. Je ferme les yeux, je compte jusqu'à trois, mon corps va disparaître.

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 12:56

Je dois être très cucul. Emplie de sensiblerie ridicule, mais faut que je le dise, faut que je l'écrive...

MOI, J'ai aimé Odette Toulemonde. Si je vous assure ! A l'heure où je ne compte plus les gens qui, aux vues des critiques déplorables, ne sont pas allées le voir, ceux qui l'ayant vu disent vraiment que toutes les ficelles serviraient à dix funambules réunis pour faire le tour de la France.... moi, je voulais dire que j'ai aimé.

Oui oui, je l'accorde à qui veut, c'est plein de bons sentiments, c'est comme une mouche dans du miel,. Mais justement, ça fait du bien. 

D'abord, il y a ce regard sur la vie difficile, sans nier le quotidien éreintant de chacun, il y a une porte ouverte possible sur le bonheur, sur l'évasion. Parce que cette femme a découvert autrement ce qui était en elle, manifestement. Il ne s'agit pas de dire que la littérature va sauver le monde. Voilà, la littérature n'a pas besoin d'être engagée comme on l'attend pour faire vibrer chacun, pour apporter quelque chose, un moment de partage, de chaleur, de réflexion. Je suis encore et toujours convaincue que l'acte de lire nous transforme, apporte un autre éclairage à la vie. Donc, le message est séduisant, à la fois sur la portée de la littérature et sur le snobisme parisien de certains écrivains et / ou critique. La littérature ne serait réussie que si elle est illisible. Nous sommes nobmreux à lire des livres de grandes qualités et de grandes humanités. Pour moi, c'est une écriture à l'école de Jacques Prévert, sans prétention, mais avec un respect et une tendresse pour l'humanité en général, sans distinction de classes ou de niveau social. A l'heure où les "délinquants", les "sauvageons", les étrangers doivent de ce pas déguerpir ou finir dans un trou toute leur vie, voilà un discours nécessaire. Si, si, je vous assure, un autre monde est possible !

 

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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 18:09

Passé simple

Il y a des signes que l'on ne comprend que bien plus tard. Peut-être au moment où l'on a nous-mêmes envie d'émettre ce signe... de le retransmettre, de le répercuter, de s'en faire l'écho. Nous ne sommes plus alors que transparence, qu'un maillon de chaîne. Le sens résiderait d'ailleurs peut-être uniquement dans cette acceptation de n'être qu'un élément d'un grand tout...

C'était il y a dix ans. J'avais l'impression de vivre les meilleures années de ma vie, de "nager" dans le bonheur. Ma vie était facile, simple. Il y avait quelque chose de rassurant dans ce quotidien épanoui. Chaque jour était vécu comme si c'était le premier, et pourtant presque toujours le même. Le réveil à 6h50, la douches 9 minutes plus tard, le bus de 7h43, le métro vers 8h... La sonnerie du collège qui rythme la journée, les heures défilant sans cesse, sans précipitation. Le retour chez soi, préparer le repas, partager des instants en famille,les peines, les joies, les tracas du quotidien. Les saisons changeaient mais le rythme était le même. Je vois maintenant comme il était difficile de m'arrêter, d'écouter les signes.

C'était un jour d'automne, il était 7h40, j'attendais le bus. J'étais pour une fois en avance de quelques minutes sur mon horaire habituel. Je me suis assise sur le banc métallique de l'arrêt du bus. Une sensation très désagréable, à la fois d'humidité et de froid glacial m'a saisie quand mon corps a touché l'assise du banc. Je me suis sentie pétrifiée, incapable de la supporter davantage et en même temps, incapable de me lever. J'ai laissé le bus passer et repartir. Une femme femme s'est approchée de moi. Mon visage devait exprimer mon désarroi. Elle ne m'a pas parlé, elle a juste tendu la main, silencieusement, sans précipitation. J'ai eu un instant d'incrédulité. Je ne comprenais pas son geste, ni ce qu'elle attendait. Il était tôt, je me sentais engourdie, incapable de saisir le sens de ce que je vivais. Je la fixais sans comprendre. Elle était brune, probablement maghrébine, c'est du moins la réflexion que je me suis faite en regardant les traces de henné sur ses mains. Elle n'a pas dit un mot. J'entends encore ce silence si intense entre nous. J'entends aussi le vent dans les arbres, les voitures passant près de nous, indifférence réciproque. J'entends les rires des enfants se dirigeant vers l'école toute proche. Elle a fait un geste de la main qui nous a sorti de cette sorte de torpeur. Elle me tendait un livre, indiquant par ce geste brusque et léger qu'elle souhaitaitme le donner. J'ai accepté sans un mot. J'ai pris le livre avec précaution, de mes deux mains. Je me suis fait la réflexion que tout cela m'échappait, que mes gestes étaient étrangement cérémonieux, étrangement sereins. J'avais accepté ce don, ce livre, cette femme avec une simplicité déconcertante. Le temps que je me rende compte de ce qui venait de se produire, la femme était déjà repartie. Je n'ai pas pensé à la rattraper, à lui parler. J'ai mis le livre dans mon sac et j'ai pris le bus suivant, celui de 7h55. Dans le métro, le temps a repris sa course. Il fallait que je me dépèche pour rattraper mon retard. Je n'aurais pas le temps de boire mon thé du matin, de discuter à cette occasion avec mes collègues avant de regagner ma salle de classe.

Aujourd'hui, mon fils est venu dîner à la maison. Je lui ai transmis mes petites manies : La première chose qu'il fait toujours en arrivant chez moi, c'est parcourir du regard ma bibliothèque. Il a eu un regard étonné.

" Tu as rangé tes livres ? Celui-là, je ne le connais pas, il n'était pas à cet endroit la semaine dernière..."

- Tu as raison, je l'ai posé ici pour l'instant. Il n'est pas à moi...

Nous avons déjeuné sans autres commentaires sur ce livre auquel j'avais reprensé, un peu par hasard.

Le lendemain à 7h40, je me suis dirigée vers l'arrêt de bus où l'on m'avait donné ce livre quelques années plus tôt. J'ai pris de le temps d'observer qui était assis, qui pouvait recevoir ce livre, en comprendre le message. J'ai vu un homme qui avait l'air un peu perdu dans ses pensées. Il n'a pas levé les yeux quand je me suis approchée, certain de n'attendre personne. Je lui ai tendu le livre, sans un mot et je suis repartie. J'ai pensé à tout ce que j'aurai voulu lui dire, lui transmettre de ce que m'avait révélé ce livre, de tout ce qu'il avait changé en moi et dans ma vie. Mais à quoi bon, il suffisait de lire. J'ai souri en pensant que j'étais devenue l'écho de cette femme. J'avais transmis Le Passé simple.

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 19:06

Les belles rencontres

Il y a des gens que l'on espère rencontrer avant de les connaître. On s'en fait une idée. Et déjà, la rencontre est foutue parce que l'on va chercher si ce que l'on trouve correspond bien à ce que l'on avait cru voir ou entr'apercevoir aux détours des regards, des impressions, des gestes. A y avoir bien réfléchi, l'autre nous semble familier, il y a des gestes qui le caractérise, des regards, des inflexions de voix. Combien c'est délicat alors une vraie rencontre ? Et si l'autre correspond bien à ce que nous attendons, c'est angoissant de se sentir capable de prévoir ça. Sera-t-on à la hauteur de cette compréhension ? La douleur émane alors de cette non-réciprocité. Oui, l'autre est proche mais pourtant, nous sommes bien totalement étranger. Et si au contraire, il ne répond en rien à nos espoirs ou nos attentes, c'est qu'on s'est trompé, leurré sur des détails qui n'étaient pas les bons. Mauvaise sémiotique, remballez la marchandise. Dans tous les cas, les troubles sont profonds, lents à cicatriser de ses erreurs, souvent à répétitions que la vie nous colle au nez, moqueuse.

Et la belle rencontre existe, elle est là. Au détour d'une conversation inattendue. Celui à qui on ne pensait pas arrive, nous surprend. Il tend la main, simplement. Il n'y a plus qu'à recevoir, à partager. Il comprend nos mots, nos maux, il est "touché". Dans ce creux là en soi, la cicatrice peut être pensée et pansée. Merci, grâce à toi, Angoulème n'a pas été une douleur de plus.

http://400coups.over-blog.net/article-5539647.html

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