L'atelier de couture, atelier de tricot, moments de vie pour construire la marque pitchipitchi : doudou, turbulette doudous, trousse... Tout ce que je fabrique avec mes 10 doigts

Il ya des films qui vous accompagnent pendant des années. Ce film, un monde sans pitié, je le connais par coeur. Et je ne peux toujours pas le regarder sans émotion. Les personnages sont devenus des parties de moi, de ma vie. Hippo est un looser qui tombe amoureux un peu par hasard d'une jeune étudiante pas faite pour lui. Les premières phrases du film suffisent à me faire soupirer :
" Et si, au moins, on pouvait en vouloir en quelqu'un. Si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est ce qu'on nous a laissé ? Les lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On a queue dalle, on a plus qu'à être amoureux comme des cons, et ça c'est pire que tout !"
parce que ce film, c'est celui de la génération désenchantée que nous sommes. C'est celui du lent désespoir tranquille qui nous colle à la peau. Et je me sens habitée par ces échecs, par ces personnages qui se cherchent, qui tournent en rond et qui parfois se rencontrent sans être forcément prêts à vivre cette rencontre...