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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 09:46
leoncert2

Voilà, il était temps, je reprends petit-à-petit une vie culturelle !
J'étais tellement loin de tout que je n'avais même pas entendu parler de ce bijou !
Si vous n'y êtes pas encore allés, c'est parti, prenez votre ticket, vite vite.
Le scénario est plus juste que prévu, jouant finement avec notre horizon d'attente...
Les acteurs jouent bien, surtout Dimitri Nazarov.
On attend le concert et on se dit "comment va-t-il faire ce réalisateur pour nous faire
ressentir l'harmonie parfaite dont il parle ?" Eh bien cherchez pas, il y arrive, on
regrette même que le concert soit coupé par d'autres images, électrisant :
chair de poule et cheveux dressés sur le caillou, on file ensuite à fnac,
parce que décidément Tchaikovski, c'est pas un rigolo.

leconcert1
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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 10:04

Le dernier roi d'Ecosse :

Un tour de force supplémentaire pour Forest Whitaker...

J'y suis allée d'un pas plutôt léger, égayée par mes vacances, satisfaite d'avoir écrit un peu dans mon café, de voir que certains cinémas accueillent à la fois les cartes UGC, et Gaumont, me permettant d'aller au cinéma accompagnée de mon chéri, pleine de l'insouciance des vacances, de l'odeur de printemps humide, bref, des joies de prof au repos...

Mais la faille était là, béante. La réalité s'impose, elle est tellement forte qu'on reste étrangement collé à son siège. Et en même temps, j'ai rarement vu autant de gens partir aux toilettes pendant le film. Parce qu'elle est tellement insupportable cette réalité, qu'il faut être receptif à mille pour cent, impossible de se laisser distraire. Le film n'est plus plaisir, il est violence, il est information, même romancée. Le personnage principal du docteur Carrigan l'écossais, n'a probablement pas existé, mais peu importe. Il est le témoin, comme nous à ses côtés. Nous sommes piégés et prisonniers autant que lui par le système qui se met en place, celui de la dictature, des meutres et des famines. Le mécanisme est clairement décrit, presque froidement, du basculement dans la démesure de chacun, dans une folie dont on ne peut plus s'enfuir.

Forest Whitaker méritait au moins un oscar. Il fascine, il nous absorbe, il nous donne envie de vomir mais pas un instant il ne laisse indifférent. Il joue juste à chaque instant, prouvant qu'il n'y a pas d'issue sans combat, sans une lutte acharnée, construite politiquement, que le sacrifice des vies est bien dérisoire. On en attendait pas moins de lui quand on repense à ses prestations précédentes, notamment dans Ghost Dog ou Smoke.

C'est un film fort qui joue sur nos pré-supposés. Notre image de l'Afrique en souffrance depuis des décennies est ici à peine évoquée. Ce n'est pas utile d'en rajouter. Par contre, la compromission des chefs d'états africains en place prêts à tout pour maintenir leurs pouvoirs, leurs petites prérogatives, quitte à assassiner des centaines de milliers de gens est le coeur de ce film. Chacun jouant son rôle, comme on place des pions sur l'échiquier, rien n'est tû, ni les trahisons, ni les responsabilités de chacun, notamment celles des pays occidentaux qui soutiennent le pouvoir en place tant que cela leur profite.

Un des rares films qu'il ne faut manquer pour rien au monde mais que l'on est pas sûr de pouvoir regarder à nouveau un jour.

 

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 12:56

Je dois être très cucul. Emplie de sensiblerie ridicule, mais faut que je le dise, faut que je l'écrive...

MOI, J'ai aimé Odette Toulemonde. Si je vous assure ! A l'heure où je ne compte plus les gens qui, aux vues des critiques déplorables, ne sont pas allées le voir, ceux qui l'ayant vu disent vraiment que toutes les ficelles serviraient à dix funambules réunis pour faire le tour de la France.... moi, je voulais dire que j'ai aimé.

Oui oui, je l'accorde à qui veut, c'est plein de bons sentiments, c'est comme une mouche dans du miel,. Mais justement, ça fait du bien. 

D'abord, il y a ce regard sur la vie difficile, sans nier le quotidien éreintant de chacun, il y a une porte ouverte possible sur le bonheur, sur l'évasion. Parce que cette femme a découvert autrement ce qui était en elle, manifestement. Il ne s'agit pas de dire que la littérature va sauver le monde. Voilà, la littérature n'a pas besoin d'être engagée comme on l'attend pour faire vibrer chacun, pour apporter quelque chose, un moment de partage, de chaleur, de réflexion. Je suis encore et toujours convaincue que l'acte de lire nous transforme, apporte un autre éclairage à la vie. Donc, le message est séduisant, à la fois sur la portée de la littérature et sur le snobisme parisien de certains écrivains et / ou critique. La littérature ne serait réussie que si elle est illisible. Nous sommes nobmreux à lire des livres de grandes qualités et de grandes humanités. Pour moi, c'est une écriture à l'école de Jacques Prévert, sans prétention, mais avec un respect et une tendresse pour l'humanité en général, sans distinction de classes ou de niveau social. A l'heure où les "délinquants", les "sauvageons", les étrangers doivent de ce pas déguerpir ou finir dans un trou toute leur vie, voilà un discours nécessaire. Si, si, je vous assure, un autre monde est possible !

 

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 18:19

En plus, Allan m'a fait découvrir ça :

C'est tendre et c'est beau.

Waouh, y'a des gens qui ont du talent !

  

 

 

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 10:10

                        

Princesse Mononoké

Tout l'univers de Miyazaki  est fascinant. Mais Monoké est celui qui est le plus touchant dans son rapport aux mythes, aux traditions et surtout à la nature. Je suis une fille de la ville et grandir avec les loups m'aurait vraiment plu ! Je ne suis pas la seule à vouloir ressembler à Romulus et Remus, à Moogli et à Mononoké. Toute notre civilisation est traversée par cette idée que la nature nous a porté et peut encore faire de nous ses enfants. J'ai très envie d'écrire une bande dessinée sur les indiens en ce moment. Histoire de trouver en moi ces sensations, d'exprimer ce désir de me connecter différemment au monde qui m'entoure, y voir une autre réalité. Peut-être plus proche de celle que nous montre Miyazaki que la CNN ou TF1...

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 14:40

 

Il ya des films qui vous accompagnent pendant des années. Ce film, un monde sans pitié, je le connais par coeur. Et je ne peux toujours pas le regarder sans émotion. Les personnages sont devenus des parties de moi, de ma vie. Hippo est un looser qui tombe amoureux un peu par hasard d'une jeune étudiante pas faite pour lui. Les premières phrases du film suffisent à me faire soupirer :

" Et si, au moins, on pouvait en vouloir en quelqu'un. Si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est ce qu'on nous a laissé ? Les lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On a queue dalle, on a plus qu'à être amoureux comme des cons, et ça c'est pire que tout !"

parce que ce film, c'est celui de la génération désenchantée que nous sommes. C'est celui du lent désespoir tranquille qui nous colle à la peau. Et je me sens habitée par ces échecs, par ces personnages qui se cherchent, qui tournent en rond et qui parfois se rencontrent sans être forcément prêts à vivre cette rencontre...

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